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13 février 2020

Une mission solaire pour l'entreprise marnaise Axon' Cable

Solar Orbiter, la mission spatiale issue d’une collaboration internationale entre l’Agence Space Européenne ESA et la NASA vient d’être lancée de Cap Canaveral par une fusée Atlas V411. Il lui faudra 2 ans pour atteindre son orbite opérationnelle. A bord du satellite, 10 instruments scientifiques contribueront à observer le soleil à la loupe. De nombreux instituts scientifiques et de partenaires industriels ont contribué à cette mission qui doit effectuer des observations haute résolution sans précédent des pôles solaires. Des liaisons d’interconnectique conçues et fabriquées par l'entreprise marnaise Axon' Cable sont en route vers le soleil.

Solar Orbiter va s’approcher à 42 millions de kilomètres du système solaire. Ce qui à l’échelle spatiale est proche. Les rayons solaires y sont 13 fois plus intenses que sur terre. Pour supporter des radiations très élevées, des températures de plus de 500°C, l’orbiteur est équipé d’un bouclier qui le protège. Le satellite est équipé d’une perche destinée à supporter et déployer des instruments qui en raison de leur sensibilité aux champs magnétiques nécessitaient d’être placés loin des perturbations électromagnétiques générées par le satellite. Ce fut l’un des challenges techniques de cette mission : Axon’ a fait appel à son expertise en connecteurs amagnétiques et en connecteurs micro-D dédiés au spatial afin de connecter les magnétomètres sur la perche du satellite et sans que les connexions ne perturbent les instruments. Rendez-vous à destination dans deux ans.

Partie pour 10 ans, Solar Orbiter pèse près de 1.800 kilos et mesure 12 mètres. Elle voyagera durant quelques mois avant d'arriver à 42 millions de kilomètres de son objet d'étude : le soleil. "Ça paraît loin comme ça, mais elle sera au plus près pour l'observer", précise Gilles Rouchaud, responsable des activités spatiales à Axon' Cable. En orbite autour de l'astre, Solar Orbiter aura pour mission "de réaliser des observations à haute résolution, étudier son atmosphère et d'effectuer des mesures sur les champs magnétiques et les particules qu'il émet", selon le magazine scientifique Sciences et Avenir.

En apparence, on pourrait croire à des câbles connectiques traditionnels. Sous leurs airs banals, ils regorgent de savoir-faire : ils sont capables de résister à de très hautes températures et de très fortes radiations. Car même à 42 millions de kilomètres, les températures avoisineront les 520 degrés celsius et un rayonnement direct 13 fois plus important que celui qui frappe la terre. "On pense que même une fois de retour sur terre, la sonde et les équipements émettent toujours des radiations qui seront nocives", explique l'ingénieur d'Axon' Cable.

L'entreprise spécialisée dans les câbles travaille habituellement pour l'automobile, le secteur militaire, l'aéronautique et l'aérospatial. "Participer à ce projet est très intéressant pour nous en terme de développement. On apprend toujours beaucoup et on peut réutiliser cette technologie pour d'autres clients", détaille Gilles Rouchaud.

Des contraintes qui n'effraient pas le responsable des activités spatiales : "Nous avons également équipé une sonde qui partira l'été prochain. Cette fois, il faudra résister à des températures très basses : -130 degrés." Les observations scientifiques débuteront à l'été 2021.

Lire l'article sur le site de France 3 Grand Est et le communiqué sur le site Axon'Cable / photo © EPA/MAXPPP

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