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08 juin 2021

Global Bioenergies se diversifie dans le maquillage et s’ancre près de Reims

À cause d’un cours du pétrole trop bas, qui pénalise ses ambitions initiales dans le biocarburant automobile, la start-up opère un revirement spectaculaire en lançant une gamme de cosmétiques, longue durée et naturels, à base d’isobutène renouvelable produit dans la Marne.

La start-up Global Bioenergies, que l’on attendait à l’origine sur le marché des biocarburants pour l’automobile, vient de faire un virage étonnant dans le maquillage longue durée ! Il faut dire que le cours du baril désespérément bas contrarie toutes les alternatives au pétrole même si elles sont vertueuses sur le plan environnemental. Or la start-up d’Évry a découvert que l’isobutène d’origine renouvelable, dont elle développe le procédé depuis douze ans afin de remplacer son équivalent d’origine pétrolière, pouvait s’avérer très utile dans d’autres domaines que le transport routier.

Associées entre elles, des molécules d’isobutène (qui sont composées d’atomes de carbone et d’hydrogène) peuvent former l’isododécane, qui est utilisé dans l’industrie cosmétique et notamment le maquillage longue durée.

En plus de fournir un composant, la start-up a décidé de lancer ce mois-ci sa propre marque propriétaire de maquillage longue durée, dénommée « LAST® ». 

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Rappelons que l’une des principales biomasses utilisées par Global Bioenergies, qui a pour partenaire historique le groupe coopératif sucrier champenois Cristal Union, n’est autre que la betterave.

Déroutant pour certains, le virage de Global Bioenergies l’est moins lorsque l’on sait que le géant de la cosmétique L’Oréal est entré au capital de la start-up.

Pour fournir sa gamme Last, comme d’autres acteurs de la cosmétique, Global Bioenergies a besoin de produire de l’isobutène d’origine végétal. Elle a pour cela a développé une nouvelle version de son procédé divisé désormais en deux étapes successives qui permet de gagner en flexibilité et en coût de production. « La première étape, qui couvre toute la chaîne jusqu’au précurseur de l’isobutène, peut désormais être menée en bénéficiant de capacités fermentaires déjà existantes, installées chez des façonniers et représentant de très grands volumes de fermentation », explique l’entreprise. La seconde étape, au cours de laquelle ce précurseur est converti en isobutène, doit être conduite dans un réacteur spécifique équipé anti-explosion dit « Atex ».

Global Bioenergies en dispose déjà de deux : un pilote de 500 litres, installé à Pomacle, près de Reims, au sein d’ARD, sous-traitant de longue date de la start-up, et un démonstrateur de 5 m3 implanté à Leuna (Allemagne). Global Bioenergies vient de décider de transférer ce dernier sur le site de Pomacle.

Lire l'article entier sur le site de l'Union

Lire le communiqué de presse de Global Bioenergies

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