chantelle
14 novembre 2022

Le groupe de lingerie Chantelle se développe entre Reims et Epernay

Article de l'Hebdo du Vendredi

Le dernier atelier français du célèbre groupe de lingerie Chantelle se trouve à Épernay, près de Reims, et depuis deux ans, les capacités de production sont en hausse. Huit apprenantes, aux profils très variés, reçoivent actuellement une formation de haut niveau, à Reims, afin d'intégrer l'entreprise en janvier.

Quand on pense aux marques mondialement connues installées à Épernay, les prestigieuses maisons de champagne viennent rapidement à l’esprit. Le nom de Chantelle est sans doute rarement cité, pourtant, cette vénérable entreprise française de lingerie féminine, créée en 1876, est présente dans la capitale du champagne depuis 60 ans.

« À l’origine, l’entreprise était leader sur le marché des corsets et des gaines. C’est en 1960 que Chantelle a lancé son premier soutien-gorge », raconte Daniela Diaz, responsable des ressources humaines chez Chantelle. Deux ans plus tard, la famille Kretz, toujours à la tête du groupe, ouvrait sa première usine de confection à Épernay.

« Plus récemment, ce site historique a évolué sur du développement et de l’innovation, car produire en France n’était pas la stratégie la plus rentable », poursuit la responsable. Le gros de la production du groupe Chantelle Lingerie (350 M€ de chiffre d’affaires, 4 000 travailleurs, marques Passionata, Darjeeling, Femilet...) est désormais assuré en Europe de l’Est, au Maghreb et en Asie du Sud-Est. Depuis la fermeture de l’usine de Lannester (Morbihan), en 2015, le site sparnacien est le dernier atelier français du groupe.

Mais l’espoir renaît du côté de la capitale du champagne qui emploie 96 travailleurs (surtout des travailleuses), dont 40 à la production. « Depuis deux ans, en plus de la conception pour le bureau d’études de la marque, le site d’Épernay refait de la production pour certaines références du groupe », explique Daniela Diaz. Le lancement de la ligne Chantelle One, des articles 100 % recyclables que les clientes sont invitées à renvoyer une fois en fin de vie, a permis à l’atelier sparnacien de reprendre du service. « Avec un tel concept écoresponsable, on ne pouvait produire nos pièces qu’en France ». L'usine d'Épernay sous-traite également, depuis peu, son outil de production à des marques comme Le Slip Français ou Décathlon. « Produire en France est redevenu un vrai sujet depuis le covid », note la cadre de Chantelle. Forte de cette nouvelle dynamique, l’entreprise a dû accroître sa capacité de production et donc embaucher.

Chantelle s'est aussi rapproché d'un nouveau partenaire pour relancer son recrutement. Ouvert en septembre à Reims par le styliste Ousmane Ouedraogo et l’homme d’affaires franco-canadien François de Beaulieu, l’Institut de formation aux textiles du monde forme, dans ses locaux flambant neufs situés à deux pas La Cartonnerie, des apprenants aux métiers de la couture, du tissage et de la teinture.

« Nous ne sommes pas seulement un centre de formation, confirme François de Beaulieu. Nos missions sont de sauvegarder des savoir-faire, revaloriser des métiers malmenés depuis des années et tendre la main à des personnes en insertion et en reconversion. »
Parmi les huit apprenantes intégrées au programme Chantelle, cinq, au minimum, intégreront l’atelier d’Épernay au 2 janvier.

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Revoir la vidéo Invest in Reims sur Chantelle (2020)

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