ZEPHYR
06 novembre 2020

Venture Orbital Systems annonce la création d’une centaine d’emplois dans le spatial à Reims

La société Venture Orbital Systems, spécialisée dans la conception et le développement de lanceurs pour le marché mondial des nano-satellites, déplace son siège et ses activités parisiennes à Reims.

Venture Orbital Systems a décidé de déplacer ses activités à Reims pour développer Zephyr, un nano-lanceur capable d’envoyer des satellites en orbite basse polaire.

« Notre ambition est de devenir le premier opérateur de lancement au monde sur le marché des nanosatellites, qui pèsent en moyenne moins de 20 kg » détaille le Président et co-fondateur, Stanislas MAXIMIN.

« Aujourd’hui, des lanceurs comme Ariane 5 ou le Falcon 9 de SpaceX sont conçus pour envoyer à 36 000 kilomètres d’altitude, des satellites de la taille d’une voiture, or nos clients dans les télécoms, ou la météo ont besoin d’envoyer des satellites de 3 ou 4 kilos à 500 kilomètres d’altitude » précise le Président.

Afin de réaliser son premier lancement en 2024, VOS programme le recrutement d’une centaine de techniciens et d’ingénieurs issus de l’ESTACA, SUPAERO et de l’ENSMA ainsi que la réalisation d’un investissement de 70 M€ en 4 ans.

InvestinReims-Venture-Orbital-Systems-MAXIMIN-Stanislas

Le choix de Reims s’explique par l’accompagnement de l’agence Invest in Reims qui a mobilisé une centaine d’acteurs permettant à VOS de prendre sa décision en 50 jours, l’obtention de partenariats financiers et industriels locaux sans oublier le riche passé aéronautique de la ville.

Le siège de VOS s’installe dès maintenant à Reims avec une dizaine de salariés, ex parisiens, dans des bureaux situés à 5 minutes du parc TGV Reims-Bezannes et à 30 minutes de Roissy CDG.

L'entreprise est maintenant en phase de recrutement (lire l'article)

Extrait d'un article de l'Express (édition abonnés, lien vers l'article)

Covid-19 et confinement : ils quittent les grandes villes - Par Michel Feltin-Palas publié le 31/10/2020

Lors du premier confinement, des milliers de Français avaient pris goût à la campagne et aux villes moyennes. Le second pourrait les convaincre de quitter définitivement les grandes agglomérations.

Portrait de Stanislas Maximin, à Reims

Incroyable aventure que celle de Stanislas Maximin. A seulement 21 ans, ce jeune homme brillant a pour première particularité d'être à la tête d'une entreprise de 14 personnes spécialisée dans le spatial, Venture Orbital Systems. Ce PDG surprenant a également décidé de quitter Paris pour Reims (Marne), où sa société vient de s'installer, et convaincu toute son équipe de le suivre. "C'est une idée à laquelle nous réfléchissions depuis au moins un an. Non seulement nos bureaux étaient trop petits, mais, en raison des transports, nous fonctionnions souvent en télétravail, ce qui nuisait à la cohésion de l'équipe", explique-t-il. Au printemps, le confinement l'a convaincu qu'il était temps de passer à l'acte. "En tant que patron, je me sens responsable de la santé de mes salariés. Je ne voulais pas leur faire prendre de risques dans le métro. Alors, j'ai cherché à partir." 

Et Reims l'a accueilli à bras ouverts. "Les équipes d'Invest in Reims ont réalisé un travail d'accompagnement formidable, en trouvant un emploi pour les conjoints, en nous mettant en rapport avec des industriels locaux et en nous trouvant des locaux six fois plus grands pour un prix du mètre carré quatre fois inférieur à celui de la région parisienne !". 

Venture Orbital Systems n'est pas la seule entreprise à raisonner ainsi. "Le confinement a clairement joué un rôle de révélateur pour de nombreuses sociétés, souligne Jean-Yves Heyer, le directeur d'Invest in Reims. Malgré la crise, 2020 va représenter pour nous une excellente année : notre agglomération devrait attirer 800 nouveaux postes, soit bien plus que l'objectif de 500 emplois que nous nous étions fixé." 

Dans sa vie personnelle, aussi, Stanislas Maximin est gagnant. Ce célibataire, qui disposait de 17 m² à Colombes (Hauts-de-Seine) pour 710 euros, vit désormais dans 30 m², contre un loyer de 300 euros. C'est peu dire qu'il ne regrette pas sa décision. 

Retrouvez également VOS sur France 3 (choisir le 19/20 édition du 18/11/20 à 16'30") 

et sur France Bleu : La Nouvelle éco du 12/11/20

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